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- –+Force du corps
Vies Changées
Ces histoires vraies témoignent des différentes façons dont votre contribution à la CCMTGC crée réellement de l’espoir et change des existences partout au pays.
André and Analisa |
Win |
Mike |
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| Se servir de l’expression créatrice pour augmenter la confiance en soi | From loneliness to engagement | L'itinérance n'a pas toujours un visage |
Mme Annie Campbell |
Mme C.J. McCaffrey |
Mlle Marie-Eve Chainey |
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| Société canadienne du cancer | Société Alzheimer du Canada | La Fondation canadienne du rein |
AndrÉ and Analisa - Se servir de l'expression crÉatrice pour augmenter la confiance en soi
Les adultes ayant des déficiences développementales peuvent faire face à des défis uniques, mais ils partagent un même désir d’appartenance — et de contribution à leur communauté.
Un programme unique d’art et de litéracie aide à survolter la confiance de plus de 40 participants adultes. Les activités quotidiennes comprennent une discussion de groupe du thème de la semaine, la rédaction d’un journal, du dessin et de la peinture. L’élément litéracie du programme encourage les participants à exprimer leurs idées et leurs émotions à l’aide « d’art » exprimé en mots.
Analisa, qui a le syndrome de Down, raffole de cet élément du programme. Se servir d’expressions artistiques l’aide à exprimer ses pensées, ses sentiments et ses émotions. « Le programme m’inspire », dit-elle, « et j’ai rencontré plusieurs autres artistes et instructeurs. »
André, qui est autistique et souffre de dépression, devient facilement anxieux et éprouve de la difficulté à se concentrer. Il aime peindre des nuages, des arbres, des montagnes, des ours polaires et d’autres espèces animales. Consacrer du temps à étudier un sujet, puis rendre ce sujet le plus réaliste possible sur la toile est un art qu’il s’efforce de maîtriser. Tout en perfectionnant cette technique, il découvre un but à ses journées : « Le programme m’a permis de découvrir l’artiste qui est en dedans de moi. Il me fait également sortir de la maison, me distrait et me donne un sens de direction. »
Les participants au programme exposent et vendent leurs œuvres par l’intermédiaire de galeries, de restaurants et d’autres petites entreprises. Cela leur procure l’occasion de montrer leurs travaux — d’être reconnus en tant qu’individus et qu’artiste de plein droit et, mieux encore, de participer à part entière à leur communauté.
Mike - L'itinÉrance n'a pas toujours un visage
Il porte une cravate munie d’un fixe-cravate. Sa chemise à manches longues est toujours boutonnée au poignet. Ses vêtements sont propres, ses ongles bien coupés, son attitude confiante et positive. Cependant, regardez de plus près ce visage buriné et vous y verrez l’empreinte d’une tragédie ou deux.
La plupart du temps, vous trouverez Mike dans la cuisine d’une halte de jour qui dessert des populations de sans abri et d’itinérants. Il redonne ainsi à des endroits qui ont été là, pour lui, lorsqu’il avait le plus besoin d’aide. Il est également bénévole au comité consultatif des programmes du centre et, comme porte-parole officiel des gens qu’il en est arrivé à connaître et à apprécier, il est heureux de parler au nom de toutes ces personnes qu’il connaît et qu’il rencontre quotidiennement.
« Bon nombre d’entre nous n’en sont qu’à un chèque de paye de nous retrouver sans abri », dit-il.
Né et élevé en Angleterre, Mike a commencé sa carrière dans la Marine anglaise. Au cours d’un séjour au Canada, pendant la crise du FLQ, il s’est épris d’une canadienne française et adopté le pays en 1973 ; il a alors travaillé à Saint John, Nouveau-Brunswick puis à Sorel, Québec et Montréal à titre d’architecte naval. Après la fermeture des chantiers maritimes, il est devenu cuisinier, travaillant le plus souvent les quarts de nuit dans différents restaurants.
Un divorce l’a ravagé sur le plan financier. Déterminé à recommencer à neuf dans un nouvel endroit, Mike a emménagé dans une nouvelle ville et une nouvelle province. Il a loué une chambre dans un refuge et, dès le lendemain, il commençait à y travailler dans la cuisine. Il y est demeuré presque trois ans avant d’accepter un emploi de régisseur dans un immeuble à logements. En 2002, lorsque la compagnie a fait faillite, il s’est retrouvé sans abri.
« Demeurer au refuge la nuit et parcourir les rues s’est avéré un désastre », dit-il. De sérieux problèmes de santé qui entraînaient chez lui des chutes fréquentes ont fait que les gens le croyaient saoul. Grâce au centre, Mike a trouvé de l’aide pour identifier le traitement qu’il lui fallait pour rebâtir son existence — une fois de plus. Lorsqu’il s’est qualifié pour recevoir de l’aide gouvernementale et une pension, il a emménagé dans un petit appartement — tout un soulagement maintenant qu’il a 60 ans.
Et Mike continue de porter sa cravate. Après tout, dit-il, « Vous n’avez pas besoin d’avoir l’air d’un sans abri pour être sans abri. »
Win
La transition qu’a vécue Kevin Frost, un bourreau de travail avoué, des semaines de 80 heures à la perte de son emploi et de son permis de conduire, a été, comme il le décrit, « comme frapper un mur de ciment – de bourreau de travail à rien du tout. » C’est ce qui est arrivé à Kevin Frost chez qui on a diagnostiqué le syndrome de Husher, une condition qui se traduit par une perte de l’ouïe à l’enfance, suivi de la perte graduelle de la vue à l’âge adulte.
Alors que la plupart des personnes ayant reçu un tel diagnostic auraient attendu plusieurs mois avant de chercher de l’aide, l’énergie de bourreau de travail a propulsé Kevin, le lendemain même de l’annonce, à se mettre en contact avec l’INCA. Cet institut est la première source de soutien, d’information, et encore plus important, d’espoir pour tous les Canadiens aux prises avec la perte de la vue. Kevin était prêt à tout afin de traverser le mur le plus vite possible, et l’INCA a été un soutien essentiel qui lui a permis de le faire. « À l’INCA, les gens ont été étonnants – bien informés, engagés et passionnés », atteste Kevin. « Sans leur aide, je serais confiné chez moi et isolé. Ils m’ont préparé à prévoir les étapes de la cécité, la façon dont les gens réagiraient et à comment faire face à tout cela. »
Mais cela ne s’est pas arrêté là. L’INCA a alors aidé Kevin à se préparer à son nouveau rôle, celui d’un conférencier, inspirant et recherché, dont le message aux autres se lit comme suit : « Si quelqu’un vous envoie un négatif, répondez-lui par un positif! » Kevin incarne sa philosophie. Père de trois enfants, il admet que la crise qui l’a secoué fait en sorte qu’il se concentre beaucoup plus sur sa famille. Ancien arbitre de hockey, il utilise maintenant ses talents de patineur pour faire du patinage de vitesse. Son objectif ultime est de faire reconnaître cette discipline comme sport paralympique, et d’être un des premiers inscrits à la compétition. Entre-temps, il continuera de faire de la compétition en compagnie de patineurs non handicapés (voir www.deafblindspeedskater.com).
Les services de counseling dont a profité Kevin et qui sont offerts par l’INCA sont soutenus par Centraide/United Way Ottawa, tout comme les programmes à intervention directe qui lui ont fait découvrir des produits de consommation innovateurs et des techniques de voyages sécuritaires. On peut affirmer sans contredit que des vies comme celles de Kevin sont changées à la suite de l’impact de l’investissement de Centraide/United Way dans l’INCA.
L’INCA est un organisme caritatif communautaire national et enregistré qui se consacre à l'éducation du public, à la recherche et à la santé visuelle de tous les Canadiens . L’ INCA fournit aux personnes vivant avec une perte de vision les services et le soutien nécessaires à une bonne qualité de vie. Pour en apprendre plus, visitez le www.cnib.ca.
Mme Annie Campbell – Société canadienne du cancer
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Annie Campbell a été prise au dépourvu quand son médecin lui a confirmé, en 2001, qu’elle était atteinte du cancer du sein. Elle n’avait jamais cru que cela pourrait lui arriver. À l’époque, elle ignorait que le cancer du sein est la forme de cancer la plus répandue chez les Canadiennes, et qu’une femme sur neuf peut s’attendre à développer un cancer du sein au cours de sa vie.
« J’étais prise dans un cercle vicieux. J’avais l’impression d’avoir perdu le contrôle de mon existence », dit aujourd’hui Mme Campbell. « À l’époque, je pensais que ça ne pouvait pas m’arriver. Heureusement, mon mari et ma famille m’ont tous aidé à y faire face. J’ai été chanceuse. »
Mme Campbell a survécu au cancer du sein. Et aujourd’hui, elle contribue à l’organisation qui l’a aidée – la Société canadienne du cancer. Depuis plusieurs années, Mme Campbell sollicite des dons et participe au Relais pour la vie annuel de la société. Également conductrice bénévole, elle aide les personnes atteintes du cancer à se rendre à leurs rendez-vous médicaux.
« Je ne serais pas devenue bénévole si je n’avais pas reçu un appui aussi formidable de la part de la Société. Chaque expérience s’est avérée tellement positive que j’ai senti la nécessité de rendre un peu de ce que j’avais reçu. Faire du bénévolat me permet de rester branchée, et de me rappeler à quel point je suis chanceuse. En fait, j’aide les autres en leur prouvant par mon exemple qu’il est vraiment possible de survivre au cancer », ajoute Mme Campbell.
De plus, selon Mme Campbell, prouver aux gens que certaines personnes survivent au cancer démontre bien que les travaux de recherche sur le cancer portent fruits. "Cela permet aux donateurs de constater que leur appui envers la Société canadienne du cancer et Partenairesanté fait vraiment une différence. Grâce aux ressources et à la recherche actuelles, le cancer est moins mortel qu’autrefois", explique Mme Campbell.
Depuis son diagnostic, Mme Campbell et son mari ont apporté quelques changements à leur mode de vie. Ils ont quitté la campagne pour s’installer en ville, afin d’être plus près de leurs enfants et de leurs petits-enfants; ils ont passé trois mois sur leur bateau, à parcourir les méandres du canal Rideau, de la voie navigable Trent-Severn et de la baie Georgienne; ils ont fait de la voile dans les îles Vierges britanniques; et Mme Campbell a effectué à bicyclette une visite de la Hollande en compagnie de trois amies.
« J’ai toujours eu une liste de choses que j’aimerais faire. Après avoir survécu au cancer du sein, j’ai commencé à voir les choses différemment. J’ai compris que je devrais m’y mettre, et commencer à réaliser toutes ces choses qui sont sur ma liste – on ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve », conclut Mme Campbell.
Mme C.J. McCaffrey – Société Alzheimer du Canada
Bien qu’elle ait vu sa mère mourir de la maladie d’Alzheimer, Mme C.J. McCaffrey hésitait à admettre qu’elle pourrait également en être atteinte – jusqu’au jour où, alors qu’elle se rendait à sa classe de danse de salon, elle s’est retrouvée immobilisée à un feu de circulation sans trop savoir ce qu’elle faisait et où elle avait l’intention de se rendre. À partir de ce jour-là, Mme McCaffrey a réalisé qu’elle devait trouver des réponses. La maladie d’Alzheimer n’est pas un élément normal du processus de vieillissement. C’est une maladie dégénérative progressive qui détruit des cellules vitales du cerveau et peut frapper des adultes de tous âges.
« J’avais 58 ans lorsqu’un spécialiste m’a annoncé que j’étais aux premières phases de la maladie d’Alzheimer. Mon médecin de famille éprouve encore aujourd’hui de la difficulté à le croire », explique Mme McCaffrey.
Après son diagnostic, Mme McCaffrey s’est jointe à un groupe d’appui mensuel, dans le cadre du programme Premier lien de la Société Alzheimer du Canada; elle a trouvé ce programme extrêmement utile. Aujourd’hui, elle aide à son tour ceux et celles qui l’ont aidé. Elle est membre du Conseil consultatif de la Société Alzheimer d’Ottawa, et a été présidente honoraire de la Campagne nationale de sensibilisation à la maladie d’Alzheimer. Elle participe également à un programme d’essais cliniques subventionné en partie par Partenairesanté, qui met à l’essai de nouveaux médicaments pour lutter contre la maladie d’Alzheimer.
« Je trouve important de s’impliquer et d’éduquer les Canadiens au sujet du premier stade de la maladie d’Alzheimer. Je ne répéterai jamais assez à quel point il est important de porter attention à tout symptôme qui vous semble anormal. Ne considérez pas les pertes de mémoire ou la confusion comme normales, en les mettant sur le compte de votre vie active. Portez attention à votre corps et posez des questions. Un diagnostic hâtif est très important pour conserver votre qualité de vie », conclut Mme McCaffrey..
Mlle Marie-Eve Chainey – La Fondation canadienne du rein
Alors qu’elle avait 18 ans, Mlle Marie-Eve Chainey prenait part en Espagne à des compétitions d’athlétisme lorsqu’elle contracta une maladie du sang qui entraîna l’arrêt de ses reins. L’insuffisance rénale peut frapper n’importe qui, à tout âge. On estime que 1,9 millions de Canadiennes et de Canadiens souffrent d’insuffisance rénale chronique.
« Comme j’avais toujours été en très bonne santé et en très bonne forme, je n’ai pas attaché trop d’importance au fait que je prenais rapidement du poids. Je n’ai jamais pensé que c’était parce que mes reins ne fonctionnaient pas bien – j’ai simplement cru que le fait de me trouver à l’étranger, de manger plus tard et de m’habituer à une cuisine différente en étaient la cause », explique Mlle Chainey.
Aujourd’hui, Mlle Chainey étudie en vue d’obtenir un diplôme universitaire en soins de santé, et travaille à temps partiel comme monitrice pour aider les autres à demeurer en forme et en santé. Elle est également bénévole pour le programme d’entraide de la Fondation canadienne du rein, et membre bénévole du Bureau des conférenciers de Partenairesanté, où elle renseigne ses concitoyens sur l’insuffisance rénale et la dialyse. Elle parvient à accomplir tout cela grâce à un programme nocturne d’hémodialyse à la maison unique en son genre.
« L’hémodialyse nocturne m’a permis de reprendre une vie normale. Sans les dons qui subventionnent ce programme, je serais incapable de vivre normalement. Je suis traitée en dormant, de huit à neuf heures par nuit, six fois pas semaine, et je ne ressens pas autant d’effets secondaires qu’avec une hémodialyse conventionnelle. Je suis très reconnaissante d’avoir eu l’occasion de participer à ce programme unique, et j’espère que de nouveaux dons vont permettre de le développer encore plus, pour que d’autres personnes atteintes d’insuffisance rénale puissent connaître une existence aussi normale que possible », explique Mlle Chainey.






